mardi 27 avril 2010

Ruses de la pieuvre


Ruses de la pieuvre
par
Yadine Aziz

Le rêve aujourd’hui est un amour

qui arrose le circuit sec de notre vie,

souffle une âme dans notre cimetière silencieux,

fait mouvoir les aiguilles de notre pendule rouillée.

Résurrection puissante est l’amour.


Là-bas, dans ces décombres paralysés

par la bombe des jours.

Là-bas, dans des îles inexplorées.

Nous creusons..

nous creusons par les escaliers de la pensée,

nous creusons par les pioches des yeux.


Nous sculptons…

nous sculptons nos mots dans l’erreur, dans le soleil.

Nous ourlons…

nous cousons notre amour

par les ficelles du récit et du symbole

pour embellir par un plumage autre

Le chemin, de notre vie, embrouillé.


Quoi ?


Les seringues des jours m’embaument

Sur le tapis du cruel Ramsès.


Asphyxiées, elles, nos voix.

Blessées, elles, nos voix

par les rasoirs des souffrances

par les rochers hostiles de Sisyphe.


Fatigués

nous sommes fatigués par le miroir,

par les miroirs des morts.

Fatigués

nous sommes fatigués par nos cadavres gisants

sur le pays de la pieuvre.


Un silence nous a tronçonnés, nous tronçonne,

où nos visages ont parlé des espérances du cœur.

Indésirable, ce cœur, seulement dans le pays de la pieuvre.

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